Portaria et Makrinitsa, villages balcons du Pélion

Portaria et Makrinitsa, villages balcons du Pélion habités par les mythiques Centaures. Des villages grecs verdoyants suplombant la ville de Volos. Des villages à l’architecture unique et à l’histoire lourde d’actes de bravoure.   

 

 

 

 

 

LE PELION est une montagne verdoyante à 1.625 m d’altitude. Selon la mythologie, ce serait la montagne ou habitaient les Centaures. Sur ce mont envoutant, on peut admirer les forêts composées d’arbres comme le hêtre, le chêne, le platane, le marronnier et, vers le sud ou la végétation est moins dense, des pins. Cette montagne est une grande bouffée d’air frais, pendant les mois d’été, pour tous les habitants de Volos. Plus bas, vers Volos, on trouve des pommiers et autres arbres fruitiers alors que vers l’intérieur du golfe pagasitique, tout aussi montagneux, on trouve des oliviers. Le Pélion n’a pas de rivières mais des grands ravins, comme ceux de Lagonikas et Kaliakoudas qui ont un écoulement riche et remarquable pendant les mois d’hiver et de printemps. En vous promenant au Pélion, vous découvrez des dizaines de petits ruisseaux qui iriguent les prés mais qui fournissent l’eau potable nécessaire à la ville de Volos.

Ou loger ? A Makrinitsa, au Archontiko Evilion. Un manoir superbe qui fait dans la tradition et qui a une vue magique sur Volos.

Le village de PORTARIA à la porte du Pélion. Si vous continuez la route d’Alli meria, vous passez à gauche du village de Katichori et vous continuez de monter en montagne. Vous avez parcouru 12 kms et vous êtes à 500 m d’altitude quand vous arrivez dans le village. Portaria a pris son nom du monastère Portarèa. Vers la fin du 18e sc, Portaria se développe grace à la production et au commerce de la soierie. Le village se dote alors d’école. Certains immigrants d’Egypte deviennent les bienfaiteurs de Portaria. Ce village est devenu touristique avant la seconde guerre mondiale et l’est encore aujourd’hui.

Que visiter à Portaria ?

La place de Portaria. C’est la route principale du village qui est touristique. Tout au long, on y trouve des tavernes, des restaurants et des magasins. Les produits traditionnels qu’on peut acheter, ce sont des bocaux de fruits au sirop. Le village est surtout connu pour sa jolie place appelée Melina Mercouri. Elle est à gauche en montant vers le Pélion. Vous la voyez en surplomb ombragée d’un immense platane. Vous pouvez manger à la taverne de la place.

Les chutes d’eau de Portaria. On peut découvrir de superbes chutes comme à la source de Mana et de Karavos (photo plus bas). De cette endroit, vous pouvez suivre un chemin qui vous emmène dans la végétation luxuriante d’Adamena. Vous pouvez marchez jusqu’au fameux chemin des Centaures (photo plus bas à droite) et apprécier la beauté de la dense nature du Pélion.

 

 

 

 

 

 

 

Les églises de Portaria. Une petite chapelle voûtée en bois du 16e sc qu’on appelle Panaghia Portarea se trouve juste là ou le monastère de la Vierge Portaréa se trouvait, au centre du village aujourd’hui. C’est l’une des chappelles les plus importantes de Portaria, puisque son nom est donné au village. On peut voir de superbes peintures murales de 1581. Elle ne se trouve pas loin du tout de l’église de St Nikolaos, construite en 1856. Une superbe église au bord de la route avec sa belle tour sur la grande place. On pense que se dressait là le monastère de St Nikolaos Paliropatos du 13e sc.

Les manoirs de Portaria. Ce sont les maisons des riches bienfaiteurs du village originaires de Portaria mais ayant émigrés en Egypte à la fin du 18e sc. Ses nombreuses demeures néo-classiques d’influence égyptienne et bien restaurées constituent la continuité de l’histoire de Portaria et sont de vrais exemples de l’architecture locale. En face de l’église St Nikolaos, on voit le manoir Naoumidi, une belle représentation de l’architecture aristocratique du 19e sc (photo plus bas). Il a été construit en 1893 par la riche famille d’Egypte, la famille Naoumidi. Aujourd’hui, c’est un hotel de luxe. Le manoir Zoulias a été construit en 1864 et il a été déclaré préservé. Il abrite depuis 20 ans le Musée historique et folklorique de Portaria (photo plus bas). Il y a une formidable collection de tableaux, de photos, de documents et de vêtements du 19e et 20e sc. Le manoir de Tsachiris abrite lui la mairie de Portaria. Il y a encore une bonne vingtaine de manoirs ayant appartenus a des dirigeants sociaux et intellectuels importants de Portaria, lesquels donnent une note architecturale unique au village.

 

 

 

 

 

 

Le village de MAKRINITSA, la fierté de Volos. On dit aussi à Volos que c’est le balcon du Pélion à 600 m d’altitude dans un village bati en amphithéatre et enfoui dans une végétation luxuriante qu’on aime surtout en automne. Si, à Portaria, vous tournez à gauche avant d’arriver au coeur du village, vous arrivez au bout de 3 kms au village de Makrinitsa. Une autre route qui mène à Makrinitsa peut être prise d’Aghios Onoufrios en passant par Koukourava au nord de Volos. Elle vous fait arriver directement à la place – parking Brani de Makrinitsa.

L’histoire de Makrinitsa en bref. Le village est connu déjà connu dès le 13e siècle, lors de la période byzantine tardive. Le village est habité pour la première fois près du très grand monastère d’Oxia Episkepi ou Vierge Makrinitsa bati par le riche administrateur Konstantinos Maliassinos au tout début du 13e sc. Le monastère fut rasé au 17e sc sans qu’on sache vraiment par qui et pourquoi.

Makrinista a joué un role majeur au Pélion lors de la guerre d’indépendance contre les Turcs Ottomans de 1821. Sous l’égide du archomandrite Anthimos Gazis, les habitants de Makrinitsa prennent Volos mais le pascha Dramalis arriva en force dans le village. Et puis, en 1878, c’est à Makrinitsa qu’eut lieu la plus grande bataille du Pélion menée par Margarita Basdeki mais encore une fois, les Turcs attaquent le village pour le détruire. Les Anglais arrivent pour libérer le Pélion une fois pour toute, mais le journalise Charles Ogl du “Times” fut assassiné par les Turcs Ottomans. Volos est libéré 3 ans plus tard (1881).

 

 

 

 

 

 

 

 

L’architecture de Makrinitsa. Le village s’est grandement développé au 18e sc grace au commerce ; au tannage du cuir, entre autres. Ses belles maisons très particulières ont été construites entre 1750 et 1850. Elles ont des toits faits de pierres ardoises grises appelés Propan. Elles sont décorées, à l’extérieur de l’étage du haut (appelé Anoϊ) avancé vers l’extérieur, de motifs ou d’une décoration en bois Le rez-de-chausse (appelée Katoϊ) a des murs en pierre épais avec très peu de petites fenêtres. Une maison caractéristique de cette architecture est le manoir de défense Topali construit en 1844 qui abrite aujourd’hui sur trois étages le musée d’art folklorique et d’histoire du Pélion avec plus de 1.500 objets exposés. Mais, on peut voir aussi d’autres maisons ayant cette architecture comme celles de Xiradakis, de Diomidis, de l’hotel Karamarlis etc. La plupart sont devenus des auberges de luxe.

 

 

 

 

 

 

 

La place de Makrinitsa. A gauche de la place-parking, montez à pied désormais, dans la ruelle dallée de pierre avec ses petits magasins de souvenirs qui mène 150 m plus loin à la place du village avec son platane plus que centenaire. Sur la place, vous pouvez voir l’humble petite église de Ioannis Prodromos construite en 1792 dont les bas reliefs en pierre sont sculptés par Théodose de Vracha. Vous voyez tout de suite à votre droite la fontaine à l’eau imortelle tout en marbre blanc à trois pans . Les visiteurs ont l’habitude de faire un voeu, tournés de dos à la fontaine, et, lancant une pièce de monnaie, leurs voeux seraient réalisés. L’eau de cette fontaine (batie en 1809) sort par écoulement de plusieurs têtes de lion en cuivre. A Makrinitsa, il y a plus de 45 sources d’eau fraiche ou les habitants du grand village de Makrinitsa venaient remplir leurs cruches et laver leur linge, au temps passé. Un peu plus loin de l’église de I.Prodromos, dans la ruelle pavée qui forme comme un balcon sur la place de Makrinitsa, vous pouvez voir un café dans lequel sur le mur de droite se trouve une peinture murale du peintre populaire Théophilos. Elle représente la “mort de Katsantonis” (aujourd’hui la peinture est assombrie par le temps).

Les églises de Makrinitsa : Parmi les églises les plus impressionnantes de Makrinitsa, se trouve l’église de Kimissi tisTheotokou (= en francais, Dormition de la vierge, photo plus bas à gauche) édifiée en 1767 et restaurée en 1963 après sa destruction suite aux tremblements de terre de 1955 qui ont fait d’ailleurs pas mal de dégats à Volos et dans le Pélion. Elle se trouve 300 m de la place-parking, plus en hauteur. Il faut donc retourner au parking et reprendre une autre ruelle. Elle se trouve à quelques mètres de l’endroit ou se trouvait le vieux monastère d’Oxia Episkopi. A l’intérieur, on peut voir une superbe iconostase en bois et une belle sculpture représentant la vierge tenant dans ses bras le Christ.

Le monastère de St Gerassimos o Néos se trouve au nord-est de Makrinitsa, à 850 m, à 2 kms de la place de Makrinitsa . C’est un monastère restauré en 1945 ou vivent aujourd’hui plus de 10 religieuses. L’histoire est celui de Gerassimos le Jeune, un ascète qui, mort en 1740, avait apporté le miracle parmi les Chrétiens grecs du 18e et 19e sc. Le monastère comprend une iconostase en bois de 1808 et l’icone en argent du Saint qui est vénéré tout particulièrement le 15 septembre.

L’église de Ste Magdalini (1737, photo plus haut à droite). C’est une église à 2 kms au sud de Makrinitsa, sur la route de Koukourava vers Volos. On honorait la St Georges dans cette église mais, selon une tradition orthodoxe, un jour ou on célébrait la fête de Ste Marie la Magdaléenne le 22 juillet avec son icone apportée dans l’église, cette dernière n’a pu être relevée pour être remportée. Les villageois ont pensé qu’il s’agissait d’un acte miraculeux. L’église prit alors le nom de Ste Magdalini. C’est une belle église décorée de peintures hagiographiques très colorées dans tout l’intérieur de l’église et avec une grande cour ayant une vue sublime sur tout Volos.

La vie culturelle de Makrinitsa. A part les représentations de mariages traditionnels qui se déroulent dans les rues du village au moins une fois par an, on peut jouir de la fête des Maϊdès fin aout. Il s’agit d’une coutume traditionnelle de danses et de mimiques basée sur la fête du 1er Mai. Une célébration dionysiaque ou les danseurs sont déguisés dansent dans les ruelles aux rythmes du zurna et du daouli (la grosse caisse).

Alors, seriez-vous prêt(e) à venir visiter ces villages, si ce n’est déjà fait ?

 

 

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