La diaspora grecque moderne

La diaspora grecque moderne se trouve principalement en Amérique et en Australie. 10 des 17 millions de Grecs vivent en Grèce.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La diaspora grecque est l’une des plus importante au monde. En l’espace d’un siècle, trois grandes vagues d’immigration en provenance de Grèce ont eu lieu :

  1. Au début du 20e siècle,
  2. après la fin de la Seconde Guerre mondiale
  3. suite à la crise financière de 2008.

Le début de la migration massive de la Grèce moderne remonte à 1960 environ, lorsque les gouvernements ont signé un accord bilatéral pour recruter des travailleurs grecs à destination des usines allemandes. La deuxième grande vague est survenue cinq décennies plus tard, à la suite de la crise économique et financière grecque de 2008, cette fois vers une Allemagne réunifiée.

Les Grecs fuient l’Asie mineure au début du 20e siècle. Après la Première Guerre mondiale, la plupart des Grecs du Pont Euxin et d’Asie Mineure sont chassés des terres au bord de la mer Egée. Environ 300.000 Grecs du Pont ont été éxécutés (de 1914 à 1924). En 1922,  Les Grecs d’Asie Mineure ont fui vers la Grèce moderne et l’Empire russe (plus tard Union soviétique). Plus d’un million de Grecs d’ailleurs se sont installés en Grèce, suite à l’échange de populations de 1923. Ces gens là ont fondé des familles dans de nouvelles agglomérations près des grandes villes et celles-ci commencent avec le mot “Nea” + le nom de leur ville d’origine en Asie mineure.

La diaspora grecque en Amérique du nord (1870-1925). Ce mouvement migratoire a débuté plus ou moins régulièrement entre 1870, époque de forte expansion de l’industrialisation américaine. Des vagues moins importantes sont arrivées après la Seconde Guerre mondiale jusqu’au début des années 1970. Aujourd’hui, la communauté grecque des États-Unis comprend 3 millions de personnes. Si les premiers migrants étaient des ouvriers (hommes) non qualifiés, la situation des Grecs et de leurs descendants aux États-Unis a beaucoup progressé au sein de la société américaine. L’Église chrétienne orthodoxe et les traditions grecques se trouvent encore au cœur de toute définition de l’identité grecque. Les plus grandes communautés grecques sont à New York et en Californie. Εt puis, ne négligeons pas l’immigration de 350 000 Grecs à Toronto et à Montréal au Canada.

Μelbourne en Australie, la 3e plus grande ville grecque au monde (1965-2025). L’immigration grecque en Océanie a commencé en 1850 mais elle s’est surtout étendue en plusieurs vagues après la 2e guerre mondiale (années 1950-1970) en raison des très grandes difficultés économiques du pays et de l’instabilité politique en Grèce (dictature 1967-1974). Il y a plus de 450 000 personnes d’origine grecque à Melbourne et à Sidney. Lors du recensement de 2021, 425 000 Australiens se sont identifiés comme ayant des ancêtres grecs. Actuellement, il y a 150 églises orthodoxes grecques en Australie. La crise économique en Grèce (commençant en 2009) a déclenché une nouvelle vague de migration vers l’Australie en raison des taux de chômage élevés en Grèce.

L’exode vers l’Allemagne d’après-guerre. Le traité de recrutement de 1960 voit sa première vague d’émigration entre la Grèce et l’Allemagne de l’Ouest, amenant donc des centaines de milliers de travailleurs dans les usines. La minorité grecque en Allemagne connait son pic dans les années 1990  avec 350.000 grecs. La récente crise économique grecque prolongée sur 10 ans (2009-2019) a conduit à la reprise d’une émigration importante. C’est la récession, l’austérité et la méfiance envers les gouvernements qui ont poussé environ 500 000 Grecs à quitter leur pays depuis 2010, faisant de la Grèce l’un des pays ayant les taux d’émigration les plus élevés de l’UE durant cette période. L’Allemagne est apparue comme la destination principale de cet exode. 250 000 citoyens grecs ont émigré en Allemagne principalement à Munich, Berlin et Stuttgart.

L’émigration des années 2010-2016 ou un brain drain grec. La migration des Grecs vers les pays les plus riches de l’Europe (par ex le Royaume-Uni), les Etats-Unis, l’Australie et l’Orient arabe à partir de 2010 est en effet connue sous le nom de « Fuite des cerveaux ». Un demi million de Grecs en solo ou en famille dont 70% de diplômés décident de partir en raison de la crise économique grave dans leur pays natal. Le pays est géré par le FMI dès 2009 et un “contrôle du capital” bloque les banques 6 ans après. La crise économique grecque s’en remet en 2019 après 10 ans de contrôle très austère. 2/3 des Grecs qui sont partis pendant la décennie 2010 ne veulent pas revenir car ils disent que l’économie est encore fragile. Εlle est encore trop basée sur le tourisme et la construction de bâtiments et ne se concentre pas assez sur la transformation de l’industrie lourde vers des produits finis à exporter.

Les années 2020 sont encore difficiles pour un rebrain en Grèce. La plupart des Grecs à l’étranger pensent non seulement à leur bien meilleure situation financière mais ils pensent aussi à l’avenir de leurs enfants nés dans les années 2000-2010. S’ils rentraient en Grèce, leur avenir serait encore précaire en Grèce face à une inflation intenable et des coûts des locations d’appart au prix flambant dans les grandes villes surtout à Athènes. A mon avis, le monde des entreprises doit changer radicalement : synergie des PME vers la création d’entreprises innovantes. Il faut combattre la faible valeur ajoutée et la faible ouverture à l’international. Des mesures audacieuses permettraient au pays de produire des produits et des services plus complexes donc plus attirants. Une période de stratégie de développement du pays (Growth strategy) doit être élaborée et vous verrez que la matière grise va être incitée à aider et à rentrer en Grèce. Le rebrain ou le retour du know-how grec serait bien mérité en Grèce.

Qu’auriez-vous à ajouter sur mon compte rendu sur l’émigration grecque du 20e et 21e siècle ?

 

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