Dimini, site préhistorique de la Grèce

Dimini est un site préhistorique de la Grèce, un des plus ancien qui deviendra la cité mycénienne de Iolkos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Habitant à Volos, il n’était pas difficile pour moi d’aller visiter le célèbre site néolothique de Dimini se trouvant seulement à quelques kilomètres de chez moi. C’est la deuxième fois que je visite ce site mais je n’en ai pas encore parlé ! Arrivant facilement sur le site en voiture, vous paierez l’entrée à 2 Euros et le gardien vous donnera un appareil-guide qui réchauffera votre visite parmi les vestiges pierreux vieux de presque 7.000 ans. Si vous cherchez où dormir dans le coin, allez à Volos à l’hôtel Volos Palace et si vous cherchez où manger à Dimini, on y trouve certaines bonnes tavernas dont Xerolithia de mes amis Panayiotis et Co.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Où est Dimini ? Le site néolithique était une mini-agglomération d’agriculteurs et d’éleveurs bien organisée. Le système social était vraiment exemplaire, il y a 6.800 ans. Le site se trouve à 8 kms de la ville de Volos dans le village contemporain de Dimini, sur 30 stremmes, sur une petite colline. Les fouilles ont eu lieu en 1901 et en 1974. La première communauté de 200 âmes y est apparue au 5e millénaire av.J.C. Les fouilles ont mis à la lumière beaucoup de céramiques, d’outils faits d’os et de pierre, des figurines et des bijoux.

Une architecture particulière de six cours murées sont contruites en pair autour d’une acropole sur toute la colline. Les maisons se trouvent autour de la cour centrale ou entre les pairs. Quatre couloirs mènent à la place centrale avec l’habitation imposante du chef de la communauté. Il y avait quatre complexes résidentiels comprenant des habitations avec un espace d’entrepôsage ou de préparation des repas et un lieu de travail. Dès le 3e millénaire, le site est abandonné.

La cour centrale au point culminant de la colline est un espace important du site. Elle a deux cours circulaires faites de pierres constituant deux des quatres cours murées de Dimini. On y arrive via les quatre couloirs délimitant les quatres quartiers résidentiels. Périmétriquement à cette cour centrale, on trouve 14 habitations néolithiques. Au nord de la place centrale, il y avait l’habitation du chef fait de pierres avec un toit en bois couvert de couches de bambous puis d’argile. La cour centrale est le point de référence sur laquelle l’organisation “urbaine” est développée. Ajoutons que c’est un lieu dont l’usage et la fonction sont définis par le développement des activités économiques des résidents. Durant l’âge de bronze, une salle auxilliaire s’ajoute aux deux cours formant ainsi l’édifice principal de la communauté.

Une maison N du site préhistorique de Dimini est digne d’être remarquée (photo plus bas à droite). C’est une des maisons les mieux préservées. On remarque trois étages de foyers. Cela signifie qu’il y a eu trois rénovations dessus, à travers le temps. A côté du dernier foyer, les archéologues ont trouvé un vase en terre avec les os d’un enfant. Dans un coin de la maison, ils ont trouvé des jarres dans les lesquelles il y avait du blé et autres céréales carbonisés et un genre de petite bouteille gravée avec un trou comprenant des figues brûlées. Dans cette maison, pas mal de statuettes à la forme humaine en argile et en marbre, des vases en guise d’ustensiles et des fusaïoles (pour le filage) incisés ont été mis à jour.

 

 

 

 

 

 

Le four néolithique pour la fabrication de céramiques se trouve au sud-est de la colline (photo plus haut à gauche). Il a une base en pierre et ses pans étaient sûrement en argile. Il était presque clos sauf au dessus. Ceci montre que une famille technicienne du site néolithique avait la possibilité de contrôler les températures. Les figurines, ustensiles, vases et autres étaient donc de très haute qualité. Ils étaient incisés avec un couteau pointu et ainsi décorés avant de passer au four. Ce qui est intéressant à dire, c’est que tous ces objets cuits n’étaient pas seulement utilisés mais aussi échangés. On note notamment un progrès de la pensée humaine et une nouvelle façon de considérer l’espace. En effet, la décoration sur les vases organise l’espace sur plusieurs niveaux et donne ainsi une intéressante profondeur de champs.

La ville mycénienne de Iolkos. Volos s ‘appelait Iolkos au 14e sc avant J.C durant l’âge de bronze. Les fouilles des 50 dernières années ont montré que Dimini n’a jamais été abandonné jusqu’à la fin de l’époque néolitique. Les habitations mycéniennes s’étendait sur 100 stremmes ( = 10.000m2). On a découvert huit maisons, un four pour la fabrication de céramiques ainsi que, plus récemment, un complexe avec deux palais (ou mégaras A et B), des ateliers, des entrepôts et des sanctuaires ainsi que deux tombes monumentales circulaires sous tumultus (caractéristiques de l’enterrement des rois macédoniens). La cité de Iolkos connue pour l’expédition avec le bâteau Argos de Jason à la recherche de la toison d’or en Colchide a été détruite au 12e sc (fin de la civilisation mycénienne grecque).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tombe mycénienne à tholos. Nous avons passé la période du néolitique (ou celle de la pierre polie) pour entrer dans l’âge des métaux dont celle du bronze. La guerre de Troie pourrait être une référence temporelle… La tombe royale de Toumba que j’ai vue à l’ouest de la colline néolithique de Dimini a été découverte en 1901 mais elle avait déjà été pillée. Cette tombe typiquement mycénienne entièrement faite de blocs de pierre a un tholos (dôme aujourd’hui effondrée) de presque 4 mètres de haut et de 8 mètres de diamètre et une très longue entrée murée. Des murs de soutien toujours en pierre convergent légèrement vers l’embouchure de la tombe laquelle est aussi construite de pierres taillées juste empilées (une technique unique de 3.500 ans !… incroyable). L’entrée dans la tombe est une porte recouverte de trois grandes pierres sculptées  d’une épaisseur de presque 1/2 mètre (photo plus haut à gauche). L’embouchure de la tombe est faite de grossess pierres sculptées qui ont créé des prises pour une porte en bois (?). Une chambre d’environ 3,5m x 1,5m x 1m de haut se trouve au nord de la tombe (photo plus haut à droite). L’archéologue Valérios Staϊs pense que c’est là que se trouvait le lit funéraire, Les archéologues ont réussi à trouver de tout petits bijoux en or et en verre, trésors que les pilleurs n’avait pas vus. Ils se trouvent aujourd’hui exposés au musée archéologique d’Athènes. Cette tombe ainsi que celle de Lamiotissa un peu plus éloignée de la colline de Dimini appartenaient aux “rois” des mégaras A et B de Dimini appelés aussi Anax chez les Mycéniens.

Aimeriez-vous visiter le site néolithique de Dimini ?

 

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