Les villages du centre montagneux du Pinde

Les villages grecs du centre montagneux sauvage du Pinde sont  isolés d’où ma découverte de la Grèce continentale profonde.

 

Οù se trouvent les villages au centre du Pinde ? Nous sommes dans le coeur du Pinde là où la montagne Kakarditsa joint celle de Péristeri (ou Lakmos). Mon mari et moi avec un couple d’amis qui a une jeep, en fin de printemps 2019, nous allons découvrir le fameux passage Barou (photo plus bas à droite). Attention, allez dans cette région en tout début d’été (à cause du climat difficile de Barou)

Où loger pour visiter cette région du Pinde ? Notre point d’attache était la petite ville de Kalambaka au pied des montagnes insolites des Météores. J’avais réservé quatre nuits pour nous 4 un appart au Lovely Meteora Home (photo plus bas à gauche). On avait une super vue sur tous les Météores. Notre but n’était cependant pas de visiter ce lieu féérique mais plutôt de nous enfouir à la sortie de Kalambaka vers le nord-ouest montagneux. Nous rentrions tous les soirs à Kalambaka pour profiter du miraculeux panorama des Météores illuminés, en dînant sur notre balcon.

 

 

 

 

 

 

Le passage montagneux de Barou est connu depuis des siècles par les caravanes ; des charretiers ou muletiers qui transportaient des gens et des vivres dans les villages difficiles d’accès mais aussi dans les grands pâturages (transhumance de/pour la région de Thessalie). Les villages du centre du Pinde foisonnaient de vie jusque dans les années de guerre civile en Grèce. Et puis, dans les années 70, des routes ont été ouvertes liant les villages de Tzoumerka avec la ville d’Arta et de Ioannina. D’autres liaient les villages d’Aspros avec les villes de Trikala et Kalampaka.

Le village d’Anthoussa (Thessalie). Ce village se trouve à 70 kms de Kalambaka et il se trouve dans le haut bassin versant du fleuve Achéloos appelé Aspros. Dès qu’on quitte Kalambaka, la route devient vite sinueuse. On passe les villages de Kastania, Amarantos, le bois de Koukoufli avec ses eaux de sources élevant les truites et on monte vers Tria Potamia. A cet endroit, il y a une route vers la gauche (vers les villages de Polythéa, Aghia Paraskevi etc) mais on tourne à droite. Nous suivons le flux de l’Achéloos vers le nord et nous arrivons à Anthoussa.

 

Anthoussa est un village montagneux traditionnel. C’est un village où la plupart des habitants vivaient du bétail avant de les faire descendre en hiver dans les plaines de Thessalie. A l’entrée du village, on trouve un vieux pont et une place pavée où l’été, des cafés font plutôt griller de la viande à la broche. Sur la place, il y a une belle source de pierre. A côté, se dresse l’église des Saints Panton avec son iconostase toute de bois sculptée de 1786. Une autre belle église est celle de Sainte Paraskevi (construire en 1730). En face de la place au coin, on admire le manoir en pierre de Papastergiou (bâti en 1877), un vrai monument de l’histoire contemporaine !  Le plus beau paysage est la forêt de hêtres qui entoure de partout les villages. On va au village de Stéphani en traversant cette forêt de hêtres.

Le village de Chaliki (fin nord-ouest de la région de Thessalie au bout de l’Achéloos) se trouve à 6 kms au nord-ouest d’Anthoussa. Il se trouve en position amphithéâtrale sur un versant plus aride du Mont Péristéri. On est à 1150m et on voit au loin des pointes montagneuses avec une grande densité de hauts sapins verts sombres. Sur la route d’Anthoussa, nous ne manquons pas de voir l’église de Panayia Galaktotrofoussas (contruite en 1799) οù se retrouvent les pâtres et plus bas, sur la rivière d’Aspropotamos, on aperçoit encore le pont à deux arches de Michou également érigé en 1799. Αrrivés à Chaliki, on va visiter le vieux mais sublime monastère du Prophète Elias, construit par les moines Mavrogiorgi en 1836 (le monastère est aujourd’hui désert, photo plus bas). Α Chaliki, se dresse l’imposante église de Sainte Paraskevi et on a le plaisir de voir de vieilles belles maisons de pierre.

 

 

 

 

 

 

Le village de Kalarrytès (Epire) est très beau. Pour y aller, du monastère Panayia Galaktotrofoussas, prenez la nouvelle route asphaltée qui vous mène plus à l’ouest (il y a un panneau indiquant le village). Vous quittez la région de Thessalie pour entrer dans celle de l’Epire. Le trajet est long mais agréable avec une superbe vue sur les forêts de sapins. Au loin, dans une gorge, vous apercevez la rivière Negri du fleuve Achéloos. Au bout d’une route sinueuse de 12 kms et là où le paysage devient plus aride, vous êtes à Baros à 1900m d’altitude. Le passage de Baros était pendant des siècles utilisé par les passeurs (muletiers). Les autres passages des caravanes sont Katara (près de Metsovo), Elati-Messochora/Voulgareli Arta. Bref, pour en revenir à notre sujet, à un carrefour, nous ne prenons pas route vers le sud, vers le village de Matsouki mais nous prenons la route de 11 kms en serpentin vers l’ouest, vers le village de Kalarrytès.

Kalarrytès est un des plus beaux villages d’Epire construit en amphithéâtre sur le versant d’une montagne. Nous sommes à 1100m d’altitude. Je réalise que nous sommes à 90 kms de Kalampaka  ! Nous allons voir le précipice de la rivière d’où passe un chemin menant au village de Syrrako (2 kms) mais nous ne l’avons pas pris… superbe. Ce village connaît la prospérité dès le 17e sc avec le commerce (tissage, soie de Thessalie, de peaux d’animaux) et le développement de l’artisanat (œuvres en argent et en or). On admire les reliefs montagneux entourant le village à savoir le Μont Péristéri (2200m) et le Mont Tzoumerka (2400m). J’ai adoré me promener dans les rues de ce village à la couleur grise de la pierre. Il ya beaucoup de vieilles maisons traditionnelles dont l’architecture est particulière (sobriété des hauts murs sans balcons contrastant avec la couleur bleu vive des portes…. sublime). L’ancien tribunal local du début du 20e siècle est désormais déclaré bâtiment en phase de préservation et il est transformé en musée d’histoire et du folklore.

Voilà ce que j’ai vu sur cinq jours dans cette région montagneuse du Pinde. Aimeriez-vous, vous aussi, faire un tour dans cette région ?

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