A la découverte de la flore grecque

A la découverte de la flore grecque.  La Grèce est un des pays de la méditerranée qui conserve le mieux sa biodiversité malgré le tourisme. La flore grecque dont les plantes endemiques grecques à découvrir.

 

 

 

 

 

 

La Grèce évoque toujours pour nous le ciel bleu, la mer, le soleil et les sites archéologiques. Le pays doit pourtant etre vu sous un autre angle. Sur une superficie de 130.000 km2 (5 fois plus petite que la France), on a toujours, sur un assez petit périmetre autour de nous, montagnes et mer. Une nouvelle Grèce est aussi à visiter avec ses forêts, montagnes, ses lacs, ses rivières et ses gorges. La Grèce est dotée d’une richesse incroyable de trésors naturels dont ses plantes rares, ses plantes en danger de disparition et ses plantes endémiques.

La végétation de la Grèce est ouverte aux influences de quelques zones biogéographiques, la Méditerranée pour un tiers en Grèce (centre et sud du pays) et de l’Asie occidentale (iles de l’est) et l’Europe centrale (nord du pays). Le kaléidoscope végetal du pays est due aux effets climatiques des montagnes (82% du pays) et du contraste entre le nord (au dessus de la ligne horizontale Prévéza-Volos) et le sud de la Grèce jusqu’en Crète.

Pourquoi la Grèce est la reine des plantes endémiques ? On recence plus de 6.600 espèces végétales en Grèce dont 4 000 espèces sont sauvages. 800 sont protégées. La Grèce connait de grandes nuances en ce qui concerne son climat vu son terrain très diversifié. Ce sont ces différents types climatiques combinés avec le long littoral grec et les nombreuses îles qui contribuent à l’existence de tant d’organismes végétaux en Grèce.

Pourquoi aller à la recherche des plantes plus rares voire endémiques ? Les plantes ont toujours constitué un bien naturel précieux transmis avec le mythe pour la pharmacologie, l’art et la vie quotidienne des Grecs anciens. L’analyse des espèces endémiques donne des informations utiles sur la paléogéographie et la biogéographie de la Grèce. Les plantes et fleurs constituent un patrimoine esthétique, culturel et écologique important pour nous. Elles participent à l’équilibre écologique des écosystèmes. Malheureusement, des dizaines d’espèces végétales disparaissent chaque décennie. Il existe presque la moitié des plantes sur sol grec (40%) qui sont menacées par le tourisme, l’immobilier et la pollution.

Beaucoup d’espèces végétales sont utilisées pour l’alimentation et pour des usages thérapeutiques, aromatiques et cosmétiques. Malheureusement, une grande majorité de produits de l’industrie pharmaceutique sont faits à partir de substances chimiques extraites de plantes dont la plupart sont sauvages.

Les plantes endémiques grecques (qui ne peuvent se trouver hors de la Grèce) s’élèvent à 1000 espèces et sous-espèces, dont beaucoup sont rares et n’existent que dans certaines régions en Grèce. Respectivement, l’Allemagne, avec une superficie 3 fois plus grande que celle de la Grèce à 2.700 espèces et 6 espèces endémiques, l’Angleterre 2 fois plus grande que la Grèce à 1.500 espèces et 16 espèces endémiques, l’Espagne avec 4 fois la superficie de la Grèce a le même nombre d’espèces. Pour la Grèce, nous avons 15% d’endémisme, le taux le plus élevé de toute l’Europe, vu la superficie du pays!

 

Le dictame de Crete est une plante velu utilisé depuis l’epoque minoenne (2e millenaire av.J.C.). Hippocrate dans la Grece antique l’utilisait largement pour les problemes d’estomac, les rhumatismes, l’arthrite. Le dictame se boit comme le thé (1g 100 g d’eau). J’aime cette boisson tonifiante qui combat les maux de tete.

 

 

Les espèces endémiques grecques appartiennent à 55 familles environ et à 240 genres environ. La plupart des plantes endémiques se trouvent en Crète, au Péloponnèse et en région de Stéréa Ellada (centre de la Grèce). Sur le Mont Olympe, plus de 1700 espèces de plantes ont été repertoriées et elles représentent à peu près un quart de la flore grecque. De ce nombre, plus de 160 taxons végétaux sont soit protegés, soit rares ou endémiques. Les espèces endémiques grecques montrent une prédominance des hémicryptophytes (qui signifie du grec “à moitie cachées” c’est-à-dire que lors de la mauvaise saison, les parties vivantes de la plante restent en terre) et des chamaephytes (qui signifie du grec “plantes au sol” c’est-à-dire arbustes à faible croissance dont les bourgeons hivernants sont près de la surface pour minimiser l’exposition au vent).

Quelques exemples de plantes endémiques en Grèce : 1. Le dictame de Crète, 2. L’orchidée Cephalantera de Crète (photo plus bas a gauche), 3. La tulipe crétoise , 4. L’ébène cretica (photo tout en haut), 5. La fritillaria oblique grecque d’Attique (photo plus bas au milieu) , 6. La pivoine blanche de Parnès (photo plus bas a droite, Grèce centrale) , 7. L’achillée d’Olympe, 8. La centaurée d’Olympe (photo tout en bas)

 

 

 

 

 

 

Un peu d’histoire de la botanique en Grèce. Nous avons des récits anciens et des descriptions plus ou moins clairs sur la botanique grecque du 9e sc av.J.C. au 4e siecle ap.J.C. autrement dit d’Homère, d’Aristote et de Théophraste (son élève, avec les ouvrages “Peri phyton […]” sur plus de 500 espèces), de Dioscorides (“Peri ylis iatrikis” sur plus de 600 especes) et autres mais c’est au 17e sc que nous avons quelque chose. Le botaniste Français Joseph Pitton Tournefort a voyagé sur les îles de la mer Égée, avec un guide des textes à base de plantes du médecin Dioscoridès (1er sc ap.J.C.) du 1er siècle après J.-C. Son ouvrage Relation d’un voyage au Levant l’ont rendu célèbre. Toute la richesse et beauté grecque végétales grecques ont aussi été repertoriees à la fin du 18e siècle par le professeur anglais de botanique de l’Université d’Oxford, John Sibthorp. Il a établi une oeuvre sur dix tomes intitulée “Flora Graeca”. Son fils a ensuite continué a travailler sur la botanique grecque jusqu’à la fin du 18e sc. Ces trois grands exporateurs morts pour leur dur travail ont catalogué 30% de la flore du monde grec.L’école polytechnique nationale Metsovio d’Athènes a effectué une étude de 4 ans à la fin du 21e sc. Elle a enregistré plus de 5500 espèces et sous-espèces, soit 5 500 taxons, dont plus de 1 000 espèces qui ne contiennent pas assez d’informations.

 

La tulipe cretoise est une belle plante que je trouve tres élégante. On la trouve sur les plateaux montagneux de Crete au printemps. Le spectacle est magnifique avec ces fleurs roses.

 

 

Mon expérience : Pas mal d’enquetes et de recherches sont menées sur les espèces en voie de disparition et les plantes endémiques en Europe et en Grèce bien sur. Comme pour la faune, la flore est irrémédiablement en danger avant que les scientiques aient eu le temps de découvrir toutes les espèces encore inconnues car rares. L’intervention de l’homme sur la nature est nocive et les plaies faites sur la nature grecque ont bien du mal à se fermer. Jusqu’à présent, les infrastuctures touristique, les villes tentaculaires et l’agriculture peu écologique en Grèce ne font rien pour améliorer les choses. Heureusement que beaucoup d’endroits montagneux sont encore inaccessibles pour l’homme dans le pays (d’ou le pourcentage important d’endémisme). La flore grecque est quelque chose qui m’intrigue beaucoup. Je pense qu’il me faudrait encore une vie pour la découvrir. Mes doux sentiments pour la Grèce seraient alors accrus pour un bonheur vécu au maximum…

 

 

 

 

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