Jean de La Fontaine traduit les fables du grec Esope

Jean de La Fontaine traduit les fables du grec Esope (7e sc.av.JC).  A l’époque de La Fontaine (17e sc), les fables ou ces écrits à usage pédagogique utiles à l’enseignement moral sont très à la mode et on les traduit quasi littéralement de l’écrivain grec Esope, père de la fable. Quelles sont les fables Esope ? Qui était le fabuliste grec Esope ? Une recherche sur Esope biographie courte semblerait intéressante…

Les animaux ont de tout temps été associés à l’homme : métamorphose des dieux ou simple animal domestique. Au 17e siècle, dans le parc ou vrai labyrinthe du chateau de Versailles, 39 fontaines et 150 statues de plombs peintes illustrent les fables d’Esope : le singe et le dauphin; le corbeau et le renard

Pourquoi les fables Esope sont immortelles ? Elles restent de nos jours encore très prisées. Elles se retrouvent aujourd’hui dans des BD et toujours au répertoire de l’enseignement au primaire car ces récits n’ont pas seulement un corps (histoire) mais une ame, la moralité qui guide chaque être dans la vie de tous les jours.

  • Elles n’exigent pas de la mémoire. En se rappelant de l’histoire la vérite morale est vite retenue.
  • Elles nous remettent en question : On n’y dit pas ce qui est bien ou mal. C’est à nous d’interpreter l’histoire et de la transposer dans le monde des humains.
  • Elles sont indéniablement reflets de la nature humaine : le chef et la personne dominée.
  • Elles représentent la culture commune des enfants, transmise de générations en générations
  • elles sont droles et la personnification nous attire car les animaux n’existent pas réellement ; du coup le succès des dessins animés est notoire.

Allons aux sources. Le succès du Latin Phèdre et de Jean de La Fontaine et de leurs imitateurs est du à l’écrivain de la Grèce ancienne du 7e sc. Un fabuliste auquel nous devons l’apparition du genre littéraire : la fable.  Mais qui était Esope ?

esope

Biographie Esope : Pour Plutarque, c’était un esclave affranchi, laid, boiteux , bossu et bègue. Quoi qu’il en soit, le philosophe de Samos Ladmon libère Esope, admirant son intelligence et son savoir. Arrivé auprès de Crésus, roi de Lydie (aujourd’hui en Turquie occidentale), il devient ambassadeur. Mais c’est à Delphes en Grèce (ou sa mission n’était plus de convaincre par ses fables mais d’y porter des offrandes) qu’il déçoit ses habitants en parlant des fraudes commises par les prêtres d’Apollon. On lui met une coupe d’or dans son sac voyage et il est accusé de vol et de sacrilège. La punition est cruelle : Il meurt précipité du mont Hyampée.

Après la mort d’Esope, le nom ne s’éteignit pas :

  • 200 ans plus tard, le célèbre sculpteur grec Lysippe réalise une statue d’Esope et la place à Athènes vis-a-vis des sept Sages de Grèce.
  • 300 ans après sa mort, aucune de ses fables n’étaient encore écrites. Les Athéniens cultives aimaient raconter ses fables lors de banquets ou sur les places de l’Agora, aux temps de la tyrannie athénienne ou personne ne pouvait s’exprimer librement.
  • C’est le grec Démétrios de Phalère qui recueillit au 4e sc. 127 récits oraux les plus communs dans un recueil « Collection de Fables d’Esope » aujourd’hui perdu.
  • Phèdre (14 av. JC- 50 ap.JC) fabuliste latin d’origine grec, de Trace, s’inspire des Fables d’Esope mais ses écrits sont en vers sénaires (iambique).
  • Babrius, fabuliste romain de langue grecque réécrit les fables d’Esope en vers choliambiques grecs.
  • Maxime Planude (13e sc) moine philologue et théologien byzantin présente la forme finale des fables d’Esope et la vie d’Esope.
  • Esope inspira enfin l’écrivain francais Isaac de Benserade, Charles Perrault et Jean de la Fontaine. 

Récit des « Fables d’Esope » (Αίσωπου Μύθοι en grec) Edition M. Pechlivanides, Athenes, que je traduis en francais plus bas :

La cigale et la fourmi

C’est l’hiver et les travailleuses fourmis séchaient le blé qu’elles avaient amassé mouillé dans leurs greniers. A ce moment-là, leur voisine la cigale passait devant elles les jambes tremblantes par la faim.

–  » Donnez-moi quelques grains de blé pour ne pas mourir de faim, gentilles voisines », leur dit-il la voix chevrotante.

– » Pourquoi n’as-tu pas, toi aussi, rempli ton grenier cet été ? », lui demanda une fourmi.

– » Cet été, je n’avais pas le temps. Je chantais toute la journée. » répondit la cigale.

– « Eh bien alors puisque tu chantais cet été, danse cet hiver » lui dit la fourmi en riant ironiquement.

Fable Esope Morale : Les gens sages, avant d’avoir avoir faim, cuisinent. 

 

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