Les villages du Mont Ossa en Thessalie

Les villages du Mont Ossa en Thessalie de l’est pas loin de Larissa sont enfouis dans une belle nature sauvage.

Je decide, il y a deux ans, d’aller visiter la ville d’Ayia (écrit en anglais Agia). Un ami à moi m’avait dit que c’est un beau village autour d’une belle nature. Pour moi, c’était aussi l’occasion de découvrir la littoral le plus près possible de Larissa. Le voyage n’est pas loin, puisque j’habite à Volos, à 60 kms de Larissa.

La visite du village d’Ayia. Nous sommes à Larissa pour y voir des amis et puis, le lendemain matin, nous nous préparons pour parcourir les 35 kms qui nous séparent d’Ayia. Après avoir parcouru à la fin plusieurs kilomètres dans des plaines plates, nous arrivons à Ayia à proximité d’une végétation luxuriante aux pieds du Mont Ossa (ou Mont Kissavos). Nous laissons nos affaires à notre bel hôtel-auberge et nous voyons la ville avec sa belle place ombragée au jet d’eau, son pont. J’ai adoré prendre des photos (plus bas) des anciennes maisons de la ville. Aujourd’hui, c’est une toute petite ville de 5.000 habitants. Beaucoup de ses habitants récoltent des pommes et des marrons. Ayia a plusieurs monastères : celui d’Aghion Anargyron bâti à la fin du 17e sc et celui d’Aghios Pantaleϊmonos soi-disant construit à la fin du 13e siècle. Ils sont fantastiques.

 

Où loger ? Nous sommes allés, mon mari et moi, dans la région d’Ayia en début d’été. Nous avions comme point d’attache la petite ville d’Ayia et nous y rentrons tous les soirs. Nous avions réservé une chambre au superbe Archondiko Soulioti.

Et puis, nous montons à 500m d’altitude et on admire de loin le bleu de la mer. Le lendemain, notre périple commence… 

Les villages de Neromyli, Μégalovrisso, Mélivia et Métaxochori sont dans une dense forêt de marronniers, de platanes, de cerisiers, de pommiers et de noyers. Le village de Métaxochori à 400 mètres d’altitude est vraiment un bijou architectural avec ses petits manoirs ressortant des versants de la montagne. A Métaxochori (signifiant “village de la soie”, en français), ces demeures appartenaient aux grands producteurs de soie et elles brillent encore avec toute la gloire d’antan. Les fabricants de la soie existaient dans la région dès le 17e siècle mais c’est au 18e et 19e qu’ils ont vraiment prospéré grâce à la standardisation de la production et au traitement de la soie. C’est en 1870 que la village est à son apogée avec l’arrivée tout droit de Suisse des experts en ce qui concerne la soir (avec toute la technologie de pointe) autrement dit la famille Favre.

Les habitants actifs de Métaxochori travaillaient dans d’autres secteurs d’activité économique. Par exemple, le tissage du coton pour obtenir des tissus, des chemins de table et des mouchoirs. Après le déclin d’Ampélakia, c’est le village de Métaxochori qui prend la relève quant aux exports en Europe centrale des fils de coton teints en rouge. Le village eut d’énormes recette de ce commerce. Les habitants s’essayaient aussi avec succès à la fabrication de bougies, de poteries, de paniers et à la confection de pâtes alimentaires.

 

Μa visite de Μétaxochori (photo plus haut à gauche). A Métaxochori, village traditionnel préservé officiellement, nous laissons notre voiture près de la place et nous nous balladons dans les ruelles de pierre silencieuses du village. Dans le quartier de Saint Nicolas, nous voyons de belles demeures frissurées avec leurs espaces pour l’élevage des vers à soie et le traitement de la soie. Nous distinguons la maison en ruines de la famille nobre des Favres. Nous visitons les belles églises de Saint Nicolas, de Sainte Paraskevi, de Saint Georges, de Saint Evstathiou et d’Isodion tis Théotokou. A la sortie du village, nous passons devant le bâtiment tout en pierre du Parthénagoyio (école pour les filles) qui est aujourd’hui centre culturel.

Le village d’Anatoli. Un autre jour, de la place de Métaxochori, nous entrons dans un chemin forestier qui nous mène au village montagneux d’Anatoli. Nous voyons l’impressionnant édifice byzantin et l’aqueduc avec ses arcades donnant l’impression qu’on a là un pont (photo plus bas à gauche). Ce village est connu pour son monastère “multinational” dédié à Saint Jean le Prodrome. Il est en bon état puisque ses moines ont les moyens de l’entretienir en travaillant depuis presque 40 ans dans l’agriculture écologique, dans l’élevage et la labellisation de leurs produits.

 

Le village de Mégalovrysso est au nord de Métaxochori et nous allons un autre jour cette fois-ci en marchant 1h30 d’Ayia. C’est un village qui se trouve à 700m d’altitude sur le flanc verdoyant au sud-est du Mont Kissavos. Ce village se divise en deux hameaux. Jadis, ce village était un chef-lieu car Ayia n’était qu’un tout petit village. Mégalovrysso est caractérisé lui-aussi “village traditionnel protégé” pour ses manoirs mais aussi pour ses magnifiques sources construites en pierre. On admire la basilique de la Panayia construite en 1640 sur une ancienne église byzantine.

Les villages de Mélivia et Sotiritsa sont à l’est d’Ayia et nous décidons d’y aller avant d’arriver au bord de la mer. Mélivia est un village de 500 habitants à 800 mètres d’altitude. C’est un beau village surtout pour ses églises byantines. Sotiritsa est un village connu pour ses belles maisons en pierre et pour ses chutes : On y va en suivant un chemin bien marqué et le paysage y est magnifique. Ce village a un aussi un accès au bord de la mer et nous y allons pour nous baigner non pas à Sotiritsa mais à Vélika (photo plus haut à droite). C’est la plus belle plage de la région de Larissa. Elle se trouve au bord d’une falaise qui l’entoure complètement. On peut la voir de tout en haut. Un paradis au bord de l’eau. Après la baignade, nous allons au restaurant Sfyris pour déguster du poisson frais grillé. Et puis, nous rentrons chez nous.

Connaissez-vous cette région de Larissa aux pieds du Mont Ossa ? Si oui, qu’auriez-vous à dire?

 

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