Grandes epidémies en Grèce

Les grandes epidémies en Grèce depuis l’antiquité comme la peste et le choléra ont changé la marche de l’histoire grecque. Découvrez l’histoire des épidémies plus bas

 

La peste d’Athènes en 430-426 av.J.C. s’est déclarée intra-muros du port du Pirée jusque dans la cité d’Athènes, lors de la guerre du Péloponnèse avec Sparte. En fait, on ne sait pas vraiment s’il s’agissait du typhus ou de la peste ou autre. Le grand politicien Périclès avec sa famillle est mort de cette maladie et l’âge d’or s’est éteint avec lui. L’armée athénienne s’est trouvée sévèrement touchée par cette atroce épidémie. Le grand général-historien Thucydide s’est remis de cette maladie et a raconté les évènements dans un ouvrage. Les victimes mourraient d’affreuses hémorragies du haut du corps. Le père de la médecine Hippocrate soigne, comme il peut, les malades de la cité. Un tiers de la population athénienne décède (la cité comptait 300.000 âmes).

La peste de byzance en 542 av.J.C. En 4 mois, le nombre des habitants de la Nouvelle Rome qu’est Byzance baisse de 40 %. Ιl s’agit d’une épidémie ayant causé la mort d’un tiers de la population de la Méditerranée de l’est. On connaît là la plus grande épidemie de l’histoire antique. La peste fait son apparition dans l’antiquité et elle provient de la bacille Yersinia pestis vivant dans la puce. Cette dernière transmet cette maladie comme parasite sur le rat circulant dans les bateaux d’Egypte. L‘Empereur byantin Justinien lui-même a été atteint de la peste mais a survécu. Au niveau politique, la peste affaiblit l’Empire byzantin jusqu’à un moment critique. L’armée de Justinien aurait pris toute l’Italie et la côte méditerranéenne occidentale et l’évolution de ces conquêtes aurait permis réunification de l’Empire romain d’Occident avec l’Empire romain d’Orient (ou Byzance), chose alors devenue compromise.

 

 

 

 

 

La peste de Justinien

 

La peste noire de 1348 a été la plus devastatrice de l’histoire au niveau européen puisque la moitié de sa population fut décimée. Cette peste est venue du nord-est de l’Europe et s’est retrouvée dans tous les ports de la Méditerranée. La peste touche Constantinople en 1347. L’empire byzantin est en déclin après 1.000 ans d’emprise sur une grande partie de l’Europe et au Moyen-orient. La population de la ville essait de survivre dans un climat tout aussi morbide de guerre civile pour des raisons politiques et théologiques. En plein Moyen-âge, les gens se détournent de la science pour s’enliser dans la superstition et la chasse au diable. Afin de protéger la population, au temps de la “Vénétocratie”, des lazaretta sont bâtis en Grèce pour garder en quarantaine les voyageurs arrivant en bateau.

La peste grecque entre 1812-1818.  Entre 1812 et 1816, la peste sévit dans certaines villes comme Constantinople (en Turquie donc, on comptait 1/3 de la population en moins) mais aussi dans les iles de l’Egée du nord ainsi que dans de nombreuses villes se trouvant dans le centre-est de la Grèce. Par exemple, Thessalonique comptait 15.000 morts et Trikala 8.000. Ali pasha, le maître ottoman dans le nord ouest du pays mis des villes entières en quarantaine avec son armée. C’était la seule solution pour empêcher l’expansion de l’épidémie car les gens ne savaient rien de cette maladie et il n’y avait aucun remède. L’économie de la région encore sous le joug ottoman était fortement touchée.

Le choléra en 1854. Sa bactérie Vibrio cholerae se trouve dans l’eau souillée principalement. Cette maladie est connue depuis le moyen-âge et elle est arrivée dans le port du Pirée à Athènes probablement avec les troupes franco-britanniques. On comptait 3.000 morts dans la capitale grecque. Un certain médecin appelé Voussakis tenta de freiner l’expansion mais à long terme, sa tentative s’avéra sans résultat. En fait, les moyens étaient presque inexistants. Le pays était paralysé. Le médecin britannique John Snow a découvert la source du mal l’année même.

 

 

 

 

 

 

 

 

La tuberculose au début du 20e siècle. L’urbanisation et l’industrialisation avec la précarité des banlieues pauvres dans le nouvel État grec favorisent la propagation de la tuberculose. Cette maladie infectieuse provient de la bactérie Mycobacterium tuberculosis et elle sévit encore dans les pays pauvres. La tuberculose est une maladie qui touche les poumons et qui est connu depuis l’antiquité. Hippocrate l’appelait “Φθίσις” (prononcée Ftissis) qui signifiait “affaiblissement”. La ville d’Athènes grandissante avec les réfugiés grecs de 1922 est fortement touchée par cette maladie impitoyable. Des sanatoriums sont bâtis afin que les patients y aient un traitement palliatif (repos au soleil, aérothérapie, diète, inhalations, etc). Ainsi, la province grecque devient le refuge des malades, loin du surpeuplement malsain de la capitale. Dans tout le pays, près d’un million de Grecs ont été victimes de cette maladie sur plusieurs années jusqu’avant la seconde guerre mondiale.

La lèpre en Grèce. C’est une maladie contagieuse qui déforme l’apparence d’une personne (sa peau, ses tissus nerveux et ses muqueuses). Le responsable de la maladie est le Mycobactérium leprae. A la fin du 19e sc, il est découvert par le médecin Norvégien Hansen. La lèpre en Grèce est arrivée en Grèce au 4e sc. J.-C., sûrement quand les troupes d’Alexandre le Grand sont revenues en Grèce. A l’époque, on appelait cette maladie «éléphantiassis»  à cause des malformations qu’elle provoquait. En Grèce, la maladie était principalement active en Crète au 19e et 20e sc. L’isolement était obligatoire et avaient lieu dans les villages Meskinochoria. Et puis, trois grands centres d’isolement sont fondés, sur les îles de Spinalonga (en Crète), à Chios et à Samos. Les premiers remèdes efficaces de la lèpre ne sont apparus qu’avant la 2e guerre mondiale (avec les sulphones). Beaucoup de cas de lèpre sont transférés au centre antiléptique d’Athènes. C’est l’absence de traitements efficaces contre la maladie et les préjugés sur la maladie qui ont poussé à l’isolement séculaire des patients. La polychimie (cocktail de substances chimiques), l’urbanisation du pays ont éradié progressivement la maladie sur le sol grec et petit à petit, la stigmatisation sociale s’est estompée.

Mon résumé. Je voudrais dire que depuis tous ces siècles, les épidemies et pandémies causées par vacilles, bactéries et virus ont de tout temps existé. Elle proviennent des pays asiatiques ou africains en majeure partie par l’intermédiaire d’animaux sauvages. Le manque de connaissances scientifiques mêlée à l’ignorance et à la superstition ont fait se propager toutes ces maladies. Aujourd’hui, elles existent encore mais elles n’existent plus en Europe grâce aux vaccins et médicaments. Comme pour le Coronavirus, maladie inconnue qui sévit gravement aujourd’hui dans les pays occidentaux, c’est l’isolement qui s’avère être le meilleur remède…

Il ne faut pas de panique mais des connaissances et de l’isolement. Etes-vous d’accord ?

 

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