La vérité sur Sparte dans la Grèce ancienne

C’est ce besoin actuel d’héroisme qui glorifie Sparte mais vous devez savoir que Sparte n’était pas tout a fait ce que vous croyez aujourd’hui encore, avec son armée invincible et son mode de vie d’élitisme fraternel n’existant  rien que pour la victoire. Elle était nourrie de liberté, d’ imagination et de réflexion politique….

 

 

Vous avez, comme moi, vu des documentaires sur l’histoire de Sparte, vous avez peut-être vu le récent film « 300 » avec Gérard Butler qui, incarnant le roi Leonidas avec ses 300 confrères, se bat  contre toute une armée perse.  Mais est-ce que Sparte était aussi héroique qu’on voudrait le faire croire ?

Par hasard, un jour, alors que je cherchais quelque chose en bibliothèque, un gros livre m’est tombé sur le pied. Je l’ai pris entre mes mains :  c’était l’ouvrage « Sparte, Géographie, Mythes et histoire » de Francoise Ruzé et Jacqueline Christien (professeure d’université, experte sur l’histoire de Sparte) édité en 2007. Je l’ai feuilleté et relevé quelques idées fausses que j’avais sur Sparte. Toujours amoureuse d’histoire, je me suis mise a lire ce livre qui demande quand meme quelques connaissances préalables sur Sparte.

Résumé du Quatrième de couverture : Cet ouvrage se propose de restituer les huit siècles de l’histoire de Sparte, qui vont de la fondation de la cité à sa soumission aux Romains. S’il est admis qu’elle fut probablement la plus importante des cités grecques par l’étendue et la richesse de son territoire et par sa puissance militaire, elle apparaît souvent bien mystérieuse. Cependant, la très abondante historiographie des dernières décennies permet de dépasser la vision mythique d’une cité gouvernée par une élite, exclusivement traditionaliste et militarisée, telle que Xénophon ou Plutarque la décrivaient et telle que les délires totalitaires l’ont célébrée. Les auteurs ont souhaité la faire revivre dans tout son dynamisme et restituer une évolution des institutions et des modes de vie longtemps perçus comme figés.

Des études rigoureuses et documentées, et libérées de toute idéologie, ont restitué à Sparte son vrai visage : si elle fut bien une cité extraordinaire politiquement, militairement ou idéologiquement, ses faiblesses et ses échecs méritent d’être étudiés et compris. L’analyse critique des mythes et des textes, l’exploitation des données archéologiques, la prise en compte de la géographie de l’ensemble du territoire, permettent de saisir concrètement le développement spectaculaire de cette cité jusqu’au début du IVe siècle av. J.-C. puis ses tentatives désespérées pour retrouver sa grandeur perdue et résister à tous ceux, Macédoniens ou Romains, qui cherchèrent à la contrôler.

Au total la cité lacédémonienne se voit ici consacrer une somme novatrice, fixant durablement la perspective, comme il n’en était pas paru en langue française depuis plusieurs décennies. C’est tout un pan de notre regard sur la Grèce ancienne que cet ouvrage contribuera à faire évoluer, en nourrissant un débat qui dans notre conscience historique et politique, reste fondamental depuis deux millénaires.

Le livre « Sparte, Géographie, mythes et histoire » est composé de 18 chapitres qui sont les suivants. Dans chaque chapitre, j’ai retenu ce que vous devez vraiment chercher a savoir sur Sparte.

Chapt.1   L’arrivée des Spartiates : l’occupation de la Laconie et les         Périèques. Nous n’avons pas beaucoup d’éléments sur leur venue sur la terre Laconienne mais sachez que l’occupation n’a pas été violente. Les populations périèques (= des alentours) entre autres écoutaient les Spartiates lesquels savaient s’imposer de différentes manières très judicieuses (légendes liées à la geste des Héraclides, descendants d’Hercule, fêtes symboliques, etc )

Chapt.2   La conquête de la Messénie. Le Spartiate était plutôt un grec soucieux de ses terres et de leur exploitation que comme le guerrier mythique. Les Messéniens était un peuple dorien grec aussi fort que le peuple Spartiate grec dorien lui aussi. Après de très longs conflits sans organisation, les guerres ont permit de fonder une « nation » ou une identité: en effet, il n’apparaît pas que la Méssénie ait jamais constitué, avant la libération de 369, un grand ensemble politique unifié, ni qu’elle ait ressenti une identité commune avant celle qui s’est forgée dans sa résistance à la domination spartiate.

Chapt.3   Lycurgue et l’eunomia politique jusqu’aux guerres médiques.  Lycurgue n’a pas été l’homme a l’origine de la constitution spartiate. Pour permettre à la cité de subsister dans sa grandeur acquise (population, terres), l’eunomia (égalité de la loi pour tous) est forcément organisée mais petit à petit, vu que l’armée d’hoplites ne suffit pas : Les aristocrates ne renoncent pas facilement à leurs privilèges…

Chapt.4   Aristocratie et eunomia sociale. Comment alors le corps civique spartiate est constitué en Spartiates ou Égaux (Homoioi) ?, Quel est le role du syssition -repas de participation- ?, Comment l’aristocratie foncière renonce à ses terres, pour les mettre en commun (« kléros » pour chacun) sans s’enrichir ? Arretons, le Spartiate n’est pas un sain : il est cupide comme tout le monde !  La Grandre Rhetra est un acte officiel imposant dans quel but ? : les tribus (« filès ») ou territoires sont consitués dans un but militaire et politique commun et élisent les éphores. Qui sont vraiment les éphores par rapport au roi ? Sont-il toujours loyaux envers le peuple ?

Chapt.5   Les femmes et les jeunes filles dans une société aristocratique. Comment la femme spartiate était digne des hommes Spartiates : athlète, forte psychologiquement ? Pas seulement, elle était très organisatrice et cultivée : elle chantait et dansait lors de processions religieuses, elle savait lire et elle était propriétaire de terres… Adaptable aux besoins de Sparte, sa vie était étrange et souvent mal comprise par les autres cités grecques…

Chapt.6   Formation des jeunes spartiates. La vision traditionnelle que l’on a des jeunes Spartiates est-elle juste ? : nouveaux-nés cruellement sélectionnés au « lesché » et ceux de petite mine jetés dans des Apothèques ?! L’intégration des jeunes Spartiates dans l’ agoge (education militaire) s’est produite graduellement à travers l’éducation (athlétisme qui fait dans la rigueur et l’endurcissement mais aussi lecture, écriture, chant, apprentissage des mythes et danse) et les rites (fetes religieuses -gymnopedis, hyacinthes, fetes éphèbiques etc… , les philities -repas en commun-..) mais l’ Agon (la compétition) est permanent et le problème de l’exclusion reste toujours angoissant pour les jeunes Spartiates.

Chapt.7   De la poésie à la maitrise du corps et de l’esprit. A Sparte, il est dit que les enfants étaient accoutumés très tôt, dès l’age de 7 ans, sous l’autorité des paidonomi aux sports en autres de combats, à la souffrance, à la maîtrise des désirs mais n’oublions pas que l’enfant spartiate apprend aussi à maîtriser son corps et son esprit à travers la musique (jouant de la lyre et de la cithare), la dance chorique (apprendre la le rythme), le chant et la formation intellectuelle (éducation civique, sciences politiques etc..).  Il se familiarise avec le poète Homère, base de l’éducation, puis avec Hésiode etc

 Théatre ancien de Sparte

Chapt.8   Maitres et indépendants. Sparte est divisée en trois « castes » : les Homoioi, les Périèques et les Hilotes. Quelle est leur origine : population contre la guerre et soumise a Sparte ? Quant à leur statut, ce n’est pas celui de la servitude ! Ils travaillaient la terre mais disposaient des surplus, avaient maison et famille. Ils étaient citoyens potentiels, loin d’etre  méprisés. Quand aux révoltes dont on a l’habitude de parler ? : étaient-elles bien fondées ? Non.

Chapt.9   Les Lacédémoniens et les mondes extérieurs avant 480 av.J.C

Chapt.10 De l’hégémonie de 480 aux difficultés des années 460.

Chapt.11 Le repli spartiate 461-413 av.J.C.

Chapt.12 A l’assaut de la Grèce d’Asie (413-395 av.J.C)

Chapt 13 Les oppositions à Sparte et l’échec de son hégémonie : 395-370

Chapt 14 Effacer Leuctres

Chapt 15 Le règne d’Archidamos (360-338 av.J.C)

Chapt 16 Resistance aux Macédoniens, survie face aux Diadoques (338-310 av.J.C)

Chapt 17 Les règnes d’Areus et de Leonidas.

Chapt 18 Sparte, symbole de révolution sociale : Agis et Cléomène.

Chapt 19 Nabis : le dernier sursaut (207-192 av.J.C)

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