Les coquillages de Grèce

Les coquillages de Grèce de la mer Egée et de la mer ionienne sont étonnants. Les coquillages  grecs bivalves décrits plus bas sont en voie de disparition malheureusement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez sûrement plongé avec votre masque et vous avez sûrement vu des coquilles au fond de la mer. Vous avez constaté que certains sont à demi cachés par le sable et que d’autres se déplacent au fond. Vous savez que ces organismes se protègent des poissons, grâce à leurs coquilles bivales ou non. Quand leur vie est finie, les deux valves se séparent l’une de l’autre et ce sont celles-ci que vous trouvez sur les plages. Vous vous demandez si certains coquillqges sont mangeables…. Et bien, oui, certains restaurants les servent mais on doit savoir que les coquillages en mer méditerranée sont en voie d’exctinction. Ces coquillages sont meilleurs mangés nature avec un peu de citron. On distingue alors leurs fins goûts.

Dans ma ville, à Volos, avec les Tsipouradika (restos dits aussi Ouzeries où on déguste divers mezzés accompagnés de Tsipouro (apéro anisé à base de vigne qui n’est pas de l’ouzo en fait), on peut voir des coquillages comestibles donc. Je ne pourrais pas tous les décrire mais je peux vous dire quels sont les coquillages comestibles les plus connus en Grèce.

La Callista Chione (en grec, Υialisteri signifiant “la Brillante”, photo plus bas à gauche et tout en haut) est mon coquillage préféré car il est beau et il a un goût top. C’est un coquillage bivalve brun-rose comme vernis au dessus se trouvant sur les fonds sablonneux peu profonds d’eaux de mer propres. La Callista Chione est ramassée surtout dans les eaux du nord et du sud de la grande île d’Eubée. Pendant les mois d’été, il est interdit de la capturer. Son intérieur est blanc avec une belle langue rouge bougeant bien quand on y verse quelques gouttes de citron (cela signifie que le coquillage est frais et vivant).

 

 

 

 

 

 

Le Cardiidae (en grec, Kydoni est appelé Venus verrucosa, photo plus haut à droite et tout en haut) est le deuxième coquillage que j’aime. On le trouve surtout en mer méditerranéenne donc en mer Egée. Je trouve que c’est un beau coquillage en forme de coeur avec une belle palette de couleurs brunes d’où son nom scientifique. C’est le troisième coquillage le plus connu en Grèce après les moules et les Yialistéri (plus haut décrite). Comme les Yialistéri, ce coquillage a une chair extrêmement savoureuse pleine de cette délicatesse marine.

Le violet (en grec, Fouskès signifiant “boule gonflée”) est un coquillage de la mer Méditerranée donc de la mer Egée. Il est difficile à trouver car il est collé à la roche et ressemble lui-même à une petite roche. Les plongeurs experts à la recherche de mollusques et de coquillages à vendre les détectent facilement. Ils arrivent sur les marchés vivants. Dès qu’on l’ouvre avec un couteau le tranchant en deux parties égales sur toute la longueur, on découvre une palette de couleurs chaudes comme exotiques ! ou comme si on voyait le lac de Yellowstone des E.U. (photos plus bas). Le goût est un peu amer à cause de la concentration d’iode. Voici donc un beau coquillage assez mou mais très aphrodisiaque.

 

 

 

 

 

 

 

Les Lithophaga (en grec, Pétrossolinès signifiant “Tubes sur pierre”, photo plus bas à gauche) sont des coquillages étroits et longs d’une belle et vive couleur marron. On les trouve dans tout le bassin méditerranéen dont en mer Egée. Ils appartiennent à la famille des moules (les Mytilidae). Même pour les plongeurs connaisseurs, il est difficile de ramasser ces coquillages puisque qu’ils se trouvent littéralement enfoncés dans la roche en mer laquelle ils creusent au fil des années. J’ai bien sûr déjà mangé ces “dattes de mer” en ouzerie grecque (ou Tsipouradiko) mais je regrette car c’est une espèce bivalve qui tend à disparaître à cause de la destruction provoquée par les plongeurs avides d’en ramasser pour gagner de l’argent. Le changement climatique retarde aussi son développement et son expansion. Il est interdit de les exploiter depuis 1992 (loi européenne).

 

 

 

 

 

 

Les pétoncles (en grec, Chténia signifiant Peignes depuis l’antiquité. Photo plus haut à droite) sont connus en mer Méditerranée aussi puisque ces coquillages sont des voyageurs. On trouve le pétoncle en Grèce depuis la nuit des temps. Il symbolise la reproduction des humains. De plus, la déesse de l’amour Vénus est sortie si belle d’un énorme pétoncle au bord du rivage à Chypre, selon la mythologie! On en trouve en Grèce mais il est interdit d’en extraire de la mer si elle fait moins de 10 cm de large… on parle alors là des Coquilles Saint Jacques, si elles sont plus grandes. La loi n’est pas toujours appliquée et je vois des pétoncles de 5 cm de large environ dans les ouzeries surtout de Thessalie. Ce coquillage peut être cultivé au même titre que les moules heureusement. J’arrive donc à en voir sur les marchés et j’en achète mais ils sont surgelés. Je les aime nature : ouvertes et sortis du four, j’ajoute juste au dessus des gouttes de citron.

La Pinna signifie “aile” en latin et elle est connue en Méditerranée surtout dans le sud-est vers l’Italie et la Grèce puisqu’elle aime les eaux chaudes (photo plus bas), Εlle a la forme d’une très grande moule plate et elle peut atteindre facilement 20cm. Elle est debout dans les fonds marins et accueille souvent des crabes désireux de se protéger mais ne nuisant jamais au coquillage. La pinna ne se mange pas et l’intérieur sert plutôt d’appat pour la pêche. Elle comprend des fibres de retient que les Italiens appellent “la soie de la mer” : ils en font des tissus très réputés. La pinna est aussi une espèce en voie de perdition à cause d’un parasite mortel sévissant dans tout le bassin méditerranéen. Des milliers de Pinna meurent ouvertes dans les fonds marins et des centaines de pinnas mortes font naufrage sur les plages grecques. Le spectacle est devenu inquiétant. Cette espèce de coquillages est donc protégée aujourd’hui.

Avez-vous déjà vu ou mangé un des coquillages plus haut ?

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